La mécanique du oui est un solo créé pour la Biennale Art Grandeur Nature. Il se base sur un appel à contribution. Il invite des personnes à créer une phrase qui évoque leur visions de la ville ou/et leur façon d’habiter et qui commence par « j’accepte ». C’est une invitation à prendre un temps, à se poser, observer ce que l’on accepte, ou pas, regarder nos stratégies d’évitements, nos jeux, nos déviations et nos acceptations silencieuses. De la multitude de phrases reçues jaillit une poésie, une compostions de la ville kaléidoscopique où chacun·e essaie de répondre ou pas à la question, où chacun·e dévoile ses micro-résistances et son sens du décalage entre aspirations et réalités.
Certaines phrases sont placardées à proximité du lieu culturel et font l’objet d’une promenade de quartier, d’autres sont intégrées au spectacle. La pièce joue avec la mise en scène des phrases, elles sont dites comme poésie, deviennent sous-titres d’une danse ou encore lecture silencieuse en groupe avec le public.
Conception – interprétation : Stéphanie Auberville
Musique : Marc Ribot, Boby Lapointe.
Voix : Charles Chemin, relaxation avec l’aimable contribution de Nita Little.
La mécanique du Oui a été réalisée avec le soutien de la biennale Art Grandeur Nature , du Conseil Général de la Seine Saint-Denis. Elle a été jouée à l’Espace Khiasma aux Lilas, au Point Ephémère, au Mercredi de l’art de la mairie du 10ème arrondissement de Paris, au festival Effets Mers de Saint Jean de Luz, au Centre culturel Emmaüs Louvel – Tessier à Paris.