Salutations Mistinguettes

Recherche sur le Boléro, Salutations Mistinguettes se concentre sur les versions d’Ida Rubinstein et de Maurice Béjart. Symbole du jeu de la séduction et de l’érotisme, le Boléro est pour la chorégraphe un magnifique laboratoire pour questionner les représentations de genres d’hier et d’aujourd’hui. À mi-chemin du solo et de la conférence dansée, la pièce articule visions et analyses dans un joyeux jeu de rôles.

Programme de Legs 2021 à Charleroi danse

@Maria Dermitzaki

Distribution :

Chorégraphie- texte : Stéphanie Auberville

Musique : Maurice Ravel , Serpentwithfeet, Les soeurs Goadec de Treffin

Costume/ décor : Léa Kieffer

Lumière : Maria Dermitzaki

Co-production : Charleroi danse

Soutien : LookIN OUT – Objectif Dance 10

Prêt de studio : CCN de Roubaix, Mas Razal, Association Traon Nevez.

Note d’intention

Salutations Mistinguettes est un solo chorégraphique qui prend la forme d’une conférence, alliant danse, écriture de textes, recherches documentaires et histoire de la danse. La pièce met en scène une recherche sur le Boléro de Maurice Ravel, et plus précisément sur les versions chorégraphiques d’Ida Rubinstein et de Maurice Béjart.

Á partir d’archives, d’articles de journaux, de rencontres avec d’anciens danseurs, la pièce reconstitue des visions, des sensations, des regards portés sur les corps masculins, les corps féminins. Elle étudie et interroge la mise en scène de l’érotisme, puise dans le passé en vue d’éclairer notre présent. Quelles résonances, les représentations de corps et de genres des années 1928, 1960, ou 1980 peuvent avoir dans notre actualité ? Comment l’histoire nous permet de prendre de la distance sur ces thèmes et nous inviter à transformer notre regard ?

Si la pièce met en scène toutes ces questions, oriente les regards, les déplace ou transforme tel ou tel point de vue, elle se construit en laissant de la place aux imaginaires et aux interprétations des spectateurs. Elle vise à ouvrir un dialogue et à opérer des circulations plutôt qu’à chercher un point de vue univoque ou didactique.

La musique

La musique du Boléro est tellement connue, qu’il n’ait nul besoin de la faire entendre, le seul nom fait émerger la mélodie dans tous les cerveaux et les imaginaires. Tout le jeu de la pièce est de la faire entendre mentalement, elle est toujours là mais elle n’est jamais jouée.

D’autres musiques sont présentes, comme la Valse de Maurice Ravel autre œuvre écrite pour Ida Rubinstein ou encore des musiques pop. Il est étonnant de constater que malgré la présence de ces œuvres, le Boléro est toujours présent, comme une sorte de persistance acoustique, ineffaçable.

Le Décor

Avec Léa Kieffer nous avons choisi de créer un rideau, afin de rappeler à la fois l’emblème du théâtre et de dévier du format de la conférence. Ce rideau est tour à tour imposant, féérique ou encore totémique, il crée des échappées, ouvre vers des imaginaires.

@Lea Keiffer

@ Maria Dermizaki

Diffusion

Les tournées se font avec 2 personnes en technique et une personne au plateau. Le montage se fait la veille de la représentation. Pour toutes questions et détails, veuillez nous contacter.

Lien vers vers le teaser : https://vimeo.com/519082935

Si vous souhaitez visionner la vidéo du spectacle, veuillez-nous contacter.

Publié par aubervillestephanie

chorégraphe basé à Bruxelles

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